Healing Water

waterfall Dr PasangWATER QUALITY – THE RISHI DAYS

Did you know that the quality of water changes along with the seasons?

– The spring water is heavy. It is influenced by the winter cold, and is melted by the spring sun, which makes it difficult to be digested by the digestive fire. It is said to be unhealthy for the Phlegm humor and disorders. This water needs to be boiled until one quarter of it evaporates.

– Summer in Europe is hot with humidity evaporation. The water quality is better than in spring but it is like a stream, which mixes good and bad qualities together. Therefore water needs to be boiled and should be allowed to evaporate until only half of it remains.

– Autumn cools down water that had been heated by summer, and filters it by earth. This naturally distilled water has the best quality to heal the body that has been burnt by the summer heat, and is tired by stress, tensions and overuse. This water needs to be boiled until one quarter of it evaporates.

– Winter makes water cold, dense (frozen) and heavy. It decreases the digestive fire, and makes the digestion difficult, especially in children, elderly or weak people. This water needs to be boiled until only half of it remains.

Generally speaking, drinking unfiltered cold water of low quality is naturally harmful to the digestive system, therefore mildly warm or boiled warm water is ideal for the digestion and health.

Between the seasons, the autumn water is the best quality, but during a period called the ‘seven Rishi days‘, which falls between August and September (autumn season in Tibetan medicine), it is said that it even turns into nectar that cures Bile, chronic fever (inflammations) and especially chronic liver disorders. During this period, water bears eight good healing qualities: 1. Cooling 2. Delicious 3. Light 4. Gentle 5. Clean 6. Good smelling 7. Easy on the stomach (digestion) and 8. It doesn’t produce stomach and throat disorders like goiters.


Autumn Rishi healing bath tradition
This tradition is described in Tibetan astrology, medicine and popular literatures. Tibetans generally respect these seven days and go to the hot and cold spring baths, and are used to drinking this healing water. During these special healing days, patients are particularly keen to see the doctor and take medicine.
This year, the “seven Rishi days” period is from September 10 to 16, 2016, enjoy it!

original article here: http://www.tibetanmedicine-edu.org/index.php/n-articles/water-quality

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Les 5 lumières pures

La rivière

La rivière

Pour chacun de nous, tout a commencé par l’espace primordial, la Grande Mère d’où surgit toute chose, dans lequel vit toute chose et dans lequel se dissout toute chose. Dans cette espace se produisit un mouvement. Quelle en est la raison? Personne ne le sait; les enseignements se contentent de dire: « Le vent du karma se mit en mouvement ». C’est le mouvement du niveau le plus subtil du loung ou prana, l’énergie qui emplit l’espace infini dépourvu de toute caractéristique et de toute division. Indissociable du flux de prana est le flux de la conscience primordiale, pur et dénué d’identité. Dans cette pure conscience, surgissent cinq lumières qui sont des aspects de la luminosité primordiale. Ce sont les cinq lumières pures, le niveau le plus subtil des éléments. Parler de la lumière et de la couleur des cinq lumières pures est symbolique. Ces dernières sont plus subtiles que la lumière manifeste, plus subtiles que tout ce qui peut être perçu par les yeux, plus subtiles que toute énergie mesurée ou perçue par tous les moyens possibles. Ce sont les énergies desquelles surgissent toutes les autres, y compris donc, la lumière visible.

La lumière blanche ou incolore est l’espace, la lumière verte est l’air, la lumière rouge est le feu, la lumière bleue est l’eau, la lumière jaune est la terre. Ce sont les cinq aspects de la pure luminosité, les énergies arc-en-ciel de l’unique sphère d’existence (tiglé nyag chik).

Quand nous expérimentons les cinq lumières de manière dualiste, comme des objets qu’un sujet perçoit, elles semblent devenir plus tangibles. Les cinq lumières ne deviennent pas plus grossières, mais, à cause des distorsions de la vision dualiste, l’individu les perçoit comme telles. Au fur et à mesure que les éléments semblent devenir plus palpables, nous les distinguons davantage et, par leurs interractions, elles manifestent tous les phénomènes, y compris sujets et objets, qui échafaudent toute l’expérience dualiste.

Finalement les cinq lumières deviennent les éléments bruts et physiques naturels et forment cinq catégories de qualité appartenant à la réalité extérieure. Elles deviennent les différentes dimensions de l’existence qui forment les mondes variés dans lesquels vivent les êtres, avec et sans formes. Intérieurement, les cinq lumières semblent s’épaissir et former les organes, les cinq branches du corps, les cinq doigts de chaque mains, les cinq orteils de chaque pied, les cinq sens et les cinq champs sensoriels. Les cinq éléments deviennent les cinq émotions négativessi nous restons dans l’illusion ou les cinq sagesses et les cinq familles de bouddha, si nous reconaissons leur pureté.

Ce n’est pas une histoire de la création qui se serait passée il y a bien longtemps. Ceci concerne la façon dont nous vivons en tant qu’individu, l’ignorance et l’illumination. Si l’on reconnaît les cinq lumières comme non-duelles, ou comme manifestation de la pure base de tout ce qui existe (kunshi), c’est le début du nirvana. Si l’on perçoit les cinq lumières de façon dualiste et comme quelque chose vivant à l’extérieur, tels les objets vis à vis du sujet, c’est le début du samsara. Ce n’est pas la conscience qui s’égare ou s’éveille – elle reste non duelle et pure – ce sont les aspects qui s’en élèvent qui peuvent être soit positifs, soit négatifs. Si la conscience s’intègre et s’identifie aux qualités pures, un bouddha naît de la base; si elle s’identifie aux qualités impures, naît un être samsatique. En cet instant même le processus est en cours.

Selon que nous intégrons notre expérience immédiate à la conscience non duelle ou que nous nous accrochons à la séparation mensongère de notre moi (en tant que sujet expérimentant des objets et des êtres extérieurs), nous demeurons dans l’état naturel non duel ou dans l’esprit illusoire.

L’histoire des cinq lumières peut nous apprendre à travailler avec l’expérience. Ce qui se manifeste dans l’expérience commence généralement à des niveaux subtils pour atteindre des niveaux plus grossiers. Ceci est vrai pour tous processus qui conduit à de nouvelles choses ou à de nouvelles entités, que ce soit la naissance d’un idée ou la naissance d’une planète. Le corps physique d’un individu commence par le désir qui aboutit à la sexualité et qui rassemble deux minuscules cellules qui se développent en un corps humain complet. Le langage, son pur au commencement, prend une signification pour aboutir à toutes les philosophies et poésies humaines. Les physiciens nous disent que l’univers est né de l’énergie condensée en un point indistinct d’où surgit un processus de structures de plus en plus complexes, sous forme d’étoiles, de planètes et d’organismes. Les problèmes débutent souvent par un malentendu, comme un différent religieux ou politique, pour aboutir à des controverses, à des animosités tenaces et même des guerres.

Les dispositions et conditionnement karmiques déterminent la nature du monde où nous habitons: ce que nous expérimentons à l’extérieur est une projection de ce qui est à l’intérieur. Ce monde est un enfer pour certains et un paradis pour d’autres.

La philosophie boeun et bouddhiste nous dit qu’au-delà de ces différences, tout être et toute chose sont vide d’existence propre et, en fait, entièrement irréels. La physique moderne reconnaît que la matière s’avère constituée d’énergie et d’espace.

Tenzin Wangyal Rinpoché

source: « Guérir par les formes, l’énergie et la lumière » aux éditions Claire lumière

 

Sa Che – géobiologie tibétaine avec Nida Chenagtsang en anglais

14-15 avril: Sa Che – géobiologie tibétaine avec Nida Chenagtsang en anglais, info

L’ART SACRE DU SA CHE

(Extrait d’un article paru sur Bouddhisme Actualités en septembre 2010)

Dr.Nida Chenagtsang a étudié le Sa Che avec Jamyiang Nyima, maître de la lignée Rinche Bumsang. A l’époque, ces enseignements étaient dispensés uniquement à certains moines mais Jamyiang Nyima pensait que la tradition Sa Che n’était pas assez reconnue et qu’elle risquait d’être définitivement perdue. Il a donc encouragé Dr.Nida à dispenser cet enseignement plus largement, pour le bénéfice de tous les êtres.

Sofia Stril-Rever, qui anime un programme de retraites et d’approfondissement des enseignements du Dr Nida à Menla Ling, l’a rencontré pour Bouddhisme Actualités.

Sofia Stril-Rever: En Occident, nous connaissons l’art chinois du Feng Shui présenté comme la principale tradition de géomancie orientale. Y-a-t-il un lien entre le Sa Che tibétain et le Feng Shui ?

Dr Nida : Certains considèrent que Sa Che et Feng Shui sont similaires mais, pour les avoir étudiés, je les tiens pour très différents. Le Sa Che trouve ses origines dans la tradition chamanique Bon du Tibet et quelques textes Bon sur le sujet nous ont été transmis. Une tradition tantrique du Sa Che s’est également développée, avec les écrits de Yeshe Tsogyal, Namkhai Nyingpo ou encore Machig Labdron. Il existe environ une quinzaine d’ouvrages. L’étude du Sa Che prend donc ses racines dans l’école Bon du Tibet et elle est ensuite associée à l’enseignement tantrique, dénotant une profonde influence de la tradition bouddhiste. Alors que, différence notable, le Feng Shui est relié au Taoisme. L’une des principales différences entre les deux traditions tient à l’analyse de l’équilibre des énergies dans un lieu ou une maison. Quand le maître de Sa Che, le Sa Che Khan, visite une demeure, il commence par une étude approfondie de l’environnement, appelée tag. Puis il procède à deux rituels. Avec le premier, ihang, il demande la permission d’intervenir aux esprits de la terre, et par le second, jang, il purifie toutes les énergies négatives. C’est une spécificité du Sa Che.

Il existe également une utilisation d’objets symboliques pour bloquer les énergies négatives ou accroître les énergies positives,qui est propre au Sa Che. Même le principe de l’énergie de certaines directions diffère du Feng Shui. Donc, de par son origine et ses procédés, Sa Che et Feng Shui représentent deux traditions séparées. Le Sa Che n’est pas très diffusé, et jusqu’à ce jour, il est resté un enseignement sacré, comme le tantrisme, avec ses lignées de transmission. Sa Che signifie littéralement : CHE, la connaissance et SA, la terre, donc la connaissance de la terre.

L’appellation complète du Sa Che est : Sa chu me lung shing gi chepa, ce qui signifie « l’Analyse de la terre, de l’eau, du feu, du vent et du bois; donc des 5 éléments». Le Feng Shui, littéralement signifie : Vent et Eau, donc deux énergies dynamiques. Alors que le Sa Che donne la priorité à l’élément Terre, un élément statique.

voir l’article complet:  SA CHE pour BA septembre 2010